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samedi 12 mai 2012

J’aime ces galets... Je sens leur froideur sur ma peau, Quand, pieds nus, Je vais à ta rencontre sur le rivage de la vie.

mardi 10 avril 2012


J’attends ton retour avec acharnement
Toi
Que j'ai cru perdre depuis quelques jours
Tu es revenu
Ramenant le soleil dans ma vie brumeuse
Tu es revenu
Rapportant les flots spumescents
Les plages sablonneuses
Le doux soleil qui réchauffait mes jours
Tu es revenu
Avec le sourire qui ranime mon âme rembrunie
Je savoure ton retour
Dans mes bras
Dans mon cœur
Dans mon corps
Le sang coulait de mon cœur
Croyant que les chasseurs de la vie
Ont tué mon goéland
Qui me protégeait des prédateurs

jeudi 22 mars 2012

A MA MUSULMANE




Depuis que j’ai connu la guerre alors que j’avais onze ans, j’entendais parler d’un ennemi encore inconnu de moi. Cet adversaire, on me l’a décrit comme un être barbare, rancunier, sanguinaire. Je vivais dans la hantise de devenir un jour la victime de cet individu à la faux acérée. Peu de temps plus tard, Il commença à prendre forme, à avoir un nom car je grandissais et découvrais le jeu des grands. Cet homme-là, ou plutôt cette « race » si redoutée se nommait « musulman ». J’avais peur de ce musulman. Je l’imaginais tel un Cyclope, ayant un œil sur moi. Je l’imaginais envahisseur voulant usurper mon pays, voler mes biens, violer ma paix. En tant qu’adolescente, je me disais quand, pour les rares fois, où je rencontrais un musulman, « Haram, il est musulman, il devait être chrétien, il est beau ; n’est- il pas gêné de faire partie de ces gens barbares ? »
Et le temps passa. La guerre sévissait et l’abîme se creusait. Les murs de la haine s’érigeaient, les lignes de démarcation prirent place pour des décennies interminables. Nous vécûmes, deux libanais, chacun dans la hantise de l’autre, craignant les griffes de l’autre. Nous étions tels des rapaces, acharnés autour d’une seule proie, un seul morceau indissociable, une patrie ensanglantée par la haine de deux frères ennemis. Nous l’avions saccagée, cette patrie, notre pays à tous deux, notre Liban. Les Chrétiens craignant le voile et le régime, les Musulmans appréhendant la liberté des « Koffars », ces blasphémateurs.
Et les années passèrent. Je grandis. La guerre changea de visage, prit un autre nom, une autre envergure. Les ennemis pullulèrent. Un jour, bien plus tard, il m’a fallu déraciner cette idée de ma tête. Je grandissais et constatais que cet être –là qui partageait le même pays, qui roulait sur les mêmes routes, qui respirait le même air vicié me ressemblait comme deux gouttes d’eau. Oui, rien ne le distinguait de moi. Il était croyant et adorait le même Dieu. Il avait la même physionomie, les mêmes ambitions. Tous les deux aimions notre patrie. Nous étions, tous les deux identiques. Nous étions tous les deux compatriotes. Nous servions le même pays. Nous étions Libanais.
Depuis ce jour-là, je décidai de ne plus être la proie des grands de ce monde qui veulent désunir les autres afin de mieux régner. Je pris la résolution d’aimer cette personne contre vents et marées. Je suis, désormais, déterminée à la respecter ainsi que ses croyances.
Actuellement, je me sens aux anges quand j’entends le carillon et la voix du muezzin appeler les croyants à la prière. Je suis émue quand le prêtre lève le calice durant la prière de l’Eucharistie et qu’à l’autre bout de la ville, au moment même, on entend l’Allah Akbar…. Quelle joie de vivre dans un pays diversifié à tous les points de vue ! Pour moi, c’est une source de richesse.
Je te demande pardon, toi, ma musulmane, que j’avais mal jugée dans le temps. Tendons-nous les mains, joignons nos différences afin de nous enrichir. Bâtissons un havre de quiétude où nous serons frères dans l’humanité. Démolissons les murs de rancune, abolissons les adversités. Nous étions manipulés tels des pantins disloqués. Unissons-nous, soyons forts envers les forces du Mal qui démolissent les ponts de la fraternité.
Amin, Amen….

10 mars 2012

lundi 26 décembre 2011

ES-TU LÀ?







Je risque de t’oublier
Avec tes silences pesants
Ranime ta flamme
Rends-moi la vie
A travers ton souffle chaud
Mes doigts pianotant mes touches
Te ressuscitent
Sous l'emprise de mon désir

J'ai hâte de te frôler
Mes mains sont fébriles
Mon cœur frissonne
Je te composerai une sonate
Pour te raconter mon plaisir
De t'avoir en moi
Ta fascination
N’aura pas de limites terrestres
Mon étoile sillonne ton ciel
Illumine ton ardeur
Soleil de ma vie
Chasse ces nuages moroses
L’arc-en –ciel
De ton sourire
Allume mon cœur

Lasse de mon attente
Je souffre
Dans mon gouffre.

Eternel Féminin, décembre 2011 (tous droits réservés)

lundi 14 novembre 2011

Inlassablement tes yeux



Tu m'effleures de tes yeux cobalt pour éviter de me réveiller,
Tu me touches avec l'ombre de tes yeux de peur de me blesser,
Tu me noies dans le bleu de tes prunelles pour mieux m'aimer
J’aimerai vivre dans tes yeux,
Découvrir leurs secrets,
Me noyer dans leur iris,
Habiter leurs paupières,
Me refléter dans leur transparence
Je me noie dans leur bonheur,
Le ciel est si jaloux de tes yeux
Les profondeurs océanes envient leur bleu azur….( tous droits réservés @ 2011)

Juillet 2011

COULE EN MOI


Coule en moi
Du haut vers le bas
Pénètre le cerveau
Remplis les sens
Attise les sensations
Assouvis l’âme brûlée
Sois prisonnier de l’être

Tu boiras mon jus
jusqu’à la lie.
Tu pénètreras mes profondeurs
Les plus secrètes
Et goûteras mon miel si doux.
Je te ferai découvrir
Les joies de l’amour,
L’amour d’une femme
A cinquante ans….


mardi 8 novembre 2011

AMOUR…



Je regarde ta photo
Mon cœur bouleversé
Par ton regard si beau
Bat si fort …
Oh mon fou
Je te regarde
Et découvre un homme fou.
Amour virtuel
Sous ton emprise
Je suis née
Fière,
De ton amour

Je viendrai ce soir
Sur ton bord de lit
Hanter tes rêves
Peupler tes nuits froides
Fais-moi un coin
Dans ton alcôve
Couchons-nous
Côte à côte
Loin des regards
Je me tapis
Dans ton corps
Me love dans tes entrailles
Et sors de ta hanche
Telle Eve
(tous droits réservés)


AMOUREUX CLANDESTINS





Les amoureux lascifs, par un clair de lune
Se rencontrent furtivement dans un lieu de fortune
Leurs désirs charnels sont indomptés
Leurs baisers langoureux, osés

L’homme effleure le cou de sa bien-aimée
Son baiser glisse, dérape vers son corset
La femme se noie dans son emprise
Retient en elle chaque geste, chaque prise

Elle aime ses désirs charnels
Qui la font sentir éternelle
Leurs deux corps fusionnent dans leurs ébats
Chacun fond dans l’autre tel un chocolat
Août 2011 (tous droits réservés)



Bonheur, je ne pense qu’à toi….




Eternel besoin d'amour
Inassouvie
En quête de bonheur intense
Je cherche mon repère,
Mon pôle du milieu
Ma joie d'être femme adulée
Eternel besoin d'être moi
Dans mon entité,
Vivre sereine, heureuse
Est-ce une utopie?
Un privilège?
Un point de non retour?
Est-ce impossible d'être ce que je veux ?
Est- ce interdit d'être humaine?
Que puis je contre le destin?
Que faire pour éviter la folie ?
Dois-je subir sa haine de mon moi?
Devrais-je m'effacer pour vivre en paix?
Dois-je expier les péchés de l'humanité pour retrouver enfin mon bonheur?
Il m'échappe, me joue des tours
Bonheur, approche-toi de moi
Laisse- moi sentir ton souffle, ton haleine si parfumée.
Dois-je me mettre à genoux? Te supplier de m'aimer?
Mon bonheur, tu ne réponds pas...
Mon bonheur, tu t'évapores.
Viens, approche-toi.
Effleure ma vie,
Coule dans mes veines.
Eblouis mon existence.
Je t'aime mon bonheur et …..
Ferai l'impossible pour te garder.

ETERNEL….septembre 2011 (tous droits réservés)

samedi 25 juin 2011

Présent-absent



Quand tu n'es pas là, le vide est creux....viens le remplir de ta présence, de ta voix, de tes senteurs...

Quand tu n’es pas là, mon cœur est muet…fais- le battre, irrigue –le avec ton sang ….

Quand tu n’es pas là, mon sourire est terne… revivifie –le, rends –lui la vie…

Quand tu n’es pas là, les moments sont figés…le temps suspend ses instants… précipite-le…

Quand tu n’es pas là, la vie est morne…elle coule sans bruit, monotone… attise-la …ébruite-la de ta présence…

Quand tu n’es pas là, mes yeux sont éteints…mon iris ne brille plus… sois ma lumière…

Quand tu n’es pas là, mes membres se paralysent…je me sens inerte…fais –moi danser…

Quand tu n’es pas là, mon être tout entière est absente…
Je meurs, je languis, je suis triste….quand tu n’es pas là

samedi 11 juin 2011

je suis.....


Je suis…
Je suis son Eve, son Eternel Féminin,
Je suis sa Lune qui éclaire ses nuits,
Son Soleil qui réchauffe son cœur,
Son Etoile qui guide ses pas…
Je suis
Son Être, son Paraître,
Sa Vie, ses Joies et ses Peines.
Je l’habite, je le vis.
Je suis le Vent,
Je chatouille ses sens,
Je suis l’eau qui coule le long de son corps,
Il est la Terre ensemencée
Par ma sève,
Mes nuages parcourent le ciel
De ses rêves,
Il est celui qui irradie mes jours ténébreux.
Je suis sa Sirène...
Il est mon goéland....
Nous sommes tous deux avides de liberté
Et de vastes étendues....

lundi 23 mai 2011

Ton rivage bleu azur




Debout devant ton île magique
Tu m’envoies tes mots sur l’écume blanche
Des vagues déferlantes sur le rivage de l’amour
Je suis emportée par le roulis tendre des flots
J’entends soupirer tes « Je t’aime »
Qui brisent les murs du silence
Tes océans bleus m’envoûtent
M’emmènent sur leurs ondes
Je navigue vers ton amour
Surmonte les obstacles
Défie les brisants tranchants
Tu es mon port d’attache,
Mon ancre, mon salut
Je m’agrippe à toi
Et vis mes plus belles escapades.

dimanche 22 mai 2011

DESERT


depuis ma tendre enfance, le desert m'impressionne. cettte etendue de terre me fascine.




Désert aride

Immensité ocre

Aux plaines sablonneuses

Le soleil inexorable

Brûle ton corps

Sans trace de vie.

Dunes majestueuses

Sillons de terre en éventail

Mouvez sous l’appel

Du vent farouche

Caravanes, chameaux et

Nomades, voilés d’un linge bleu


Traversent tes étendues fascinantes


Tes paysages perdus

Sans limites, ni frontières.




Assoiffés, tiraillés par la faim


Ils avancent

Quêtant une oasis

Un point d’eau.



Ils avancent

Et leur souffle se mêle

Au silence.

dimanche 8 mai 2011

ATTENTE VAINE


ATTENTE VAINE

J’attends
Mais mon attente est vaine

J’attends
Qui ?
Celui qui m’aimera
Celui qui me haïra

J’attends
Quoi ?
Un amour impossible
Une idylle morte

J’attends
Un appel
Une voix
Un souffle
Des mots
Un espoir
Un sourire
Une main
Un cœur chaud

21 avril 2011

dimanche 24 avril 2011

ENFANCE BAFOUEE


Enfance égarée dans la violence des grands
Mendiants d’amour
Pas plus haut que trois pommes
Pieds nus, en haillons ,
Déguenillé, en savates hors d’âge
Os saillants,
Tendant sa frêle main sale,
Le mendiant,
Garçon de six ans
Affronte la vie
Sur les trottoirs de fortune.



Sans nom, sans nationalité,
Délaissé aux aléas de la vie
Il sollicite les passants,
Les yeux larmoyants
D’un noir d’ébène
Le visage sillonné d’égratignures
Les joues noircies
Le corps gercé
Par le froid, la misère et le soleil.

La misère, la faim
Lui taraudent le ventre
Il est plongé dans la servitude,
Délaissé, affamé
Une poupée de chiffon à la main

Il est soumis à la traite
Négligé cruellement
Exploité par les grands.

L’enfance est bafouée
Sans protection, sans secours
Et le monde est aveugle.
21 avril 2011

mercredi 13 avril 2011

JE SUIS L'EAU, TU ES LA TERRE



Je suis l’Eau….
(Car je suis la Terre et tu es l’Eau
Tu me submerges mais en moi tu te noies… Mira Kuraj)


Je suis l’Eau, tu es la Terre
Je traverse ton corps,
Te sillonne
Toi, la Terre, vaste étendue
Tu me bois mais je te noie.

Je suis l’eau de vie,
La source vive
Ma sève t’ensemence
Fruits et plantes
Tu enfantes

Je suis l’Eau, tu es la Terre,
Je suis Fraîcheur
Je sourde dans tes profondeurs
Jaillis dans tes entrailles.
Les hommes me vénèrent
Se baignent dans mes plis
Je les désaltère,
Leur redonne vie.

Je suis l’Eau, tu es la Terre
Je suis la pluie,
Je suis les flots.
Terre lézardée,
Aride et inculte
Grâce à mon onde
Tu deviens tendre.

Je suis l’Eau, tu es la Terre,
Je suis pureté
Dans les fonts baptismaux,
Dans les ablutions
Je suis sacrée
Je suis bénite.

Je suis l’Eau, tu es la Terre
Je suis l’Air, tu es le Feu,
Nous sommes les quatre Eléments
Nous sommes Nuages
Gorgés de pluie, versée
Sur la Terre en Feu.

Le 13 avril 2011
Toute utilisation de ces poemes sans l'accord implicite de l'auteur donnera lieu a des poursuites judiciaires. Copyright @

samedi 9 avril 2011

MOTS SANS FRONTIERES


Mots sans frontières sera le titre de mon prochain livre. En voilà la préface.

Pourquoi Mots sans frontières ?
Des paroles en l’air, des paroles que nul ne retient. Des paroles qui traversent les pays, les contrées lointaines, prononcées au gré des passions et des envies.
Des paroles qu’on tape avec frénésie sur un clavier, des mots affranchis de douane, de taxe, d’éthique. Des mots gratuits, fortuits, proférés sans scrupules. Des mots écrits au hasard des rencontres, des clichés érotiques pour tâter le terrain, pour pénétrer le corps sans se soucier de l’âme.
C’est cela. Les mots sur le net n’ont pas de frontières. Rien ne les limite. Ils sont lancés sans conviction, tout comme la canne du pêcheur ; il jette son hameçon sans savoir quel poisson va mordre dans son appât, son leurre…pour lui, ce qui compte, c’est qu’un poisson va être pris.
J’ai capté ces mots inaudibles qui dépassent toutes les largesses d’esprit et je leur ai donné un sens en les insérant dans mes nouvelles. Les hommes choisis ont été triés sur le volet, d’autres sont passés inaperçus car c’étaient des numéros sans culture, de simples badauds.
Copyright @ ( A SUIVRE)




Préface de MOTS SANS FRONTIERES, (suite)

J’écris des histoires inspirées du net. Je mets en scène des personnes rencontrées au hasard de ma navigation. Je leur trouve une histoire, ils deviennent des personnages fantoches.

Sur le net, je glisse au milieu de ce flot de mâles qui vous aspergent de leurs mots à double tranchant. Je me heurte à des cœurs blessés, à des pécheurs de femmes lesquelles mordent dans l’hameçon de mots factices, dénués de moralité, peints avec une chaux blanche qui s’effrite aussitôt la proie prise. Je me glisse à la façon d’une sirène dans l’eau trouble de cet univers masculin, de cette foule d’hommes. Il y a des femmes ivres de cet air vicié, grisées par l’odeur virile et les parfums trompeurs. Sur le net, on rencontre une cohue d’hommes, de femmes, de noms, de pseudonymes sans visage, des paroles sans scrupules, des lettres d’amour sans amour, des mots sans frontières. Sur le net, des histoires érotiques se trament. Hommes et femmes sont avides de chair fraiche, d’amour, d’amitié. Ils sont enveloppés dans une gangue d’hypocrisie. Les femmes feignent la chasteté et la fidélité alors que les hommes disent chercher la tendresse et la passion qu’ils ne partagent plus avec leur conjointe car celle-ci s’est confinée dans ses préjugés de femme conservatrice.
Ce monde sournois et perfide risque d’enliser les internautes dans ses tentacules diaboliques, des les emporter vers la perdition. Ce monde factice me rappelle la traite des esclaves, le négoce des êtres humains.
Oui, nous sommes tous devenus esclaves de cet engrenage qui est le net.

Toute utilisation de ce texte sans l'accord implicite de l'auteur donnera lieu à des poursuites judiciaires. Copyright @

lundi 4 avril 2011

MEME MORT TU ME HANTERAS



Même si tu t’en vas
Le fil ne sera pas rompu
Tu viendras chaque nuit
Veiller mes rêves les plus doux
Tu te glisseras dans mon lit
Et ton âme éthérée me
Murmurera les mots tendres
Que tu me disais tout bas.
Tu resteras près de moi
Toi, mon fantôme amoureux.
Au lever du jour,
Avant de te retirer
Tu déposeras sur mon front
Ton doux baiser,
« A ce soir, mon amour,
Je reviendrai te bercer »
Tu vis en moi,
Je meurs en toi…
Je t’aime et te ridaille,
Même mort, tu me hanteras.

LA PROMESSE DES AMANTS


Je veux que tu saches ma volonté si un jour Allah choisit de te prendre avant moi.
J’aimerais te dire qu’à l’idée d’y penser, un flot de larmes submergent mes prunelles que tu aimes tant.
Tu es le seul homme que j’ai aimé. Tes mots sans frontière sont ceux que je rêvais d’entendre depuis que mon cœur est devenu adulte. Tu as éveillé en moi des sentiments nobles. Je continuerai à t’aimer même si l’au-delà nous sépare. Tu seras mon ange. Veille sur moi dans ton coin de ciel bleu, protège-moi des aléas de la vie. Après ton départ, je regarderai, chaque nuit, le ciel étoilé et t’enverrai un bisou fou, toi, l’Astre de ma vie.

Si Dieu choisit de me prendre avant toi, je continuerai à t’aimer et te donnerai ce qui restait de mes années à vivre. Tu les ajouteras à tes jours et tu vivras pour nous deux. Je serai ton astre nébuleux, ton étoile nitescente. Tu me regarderas chaque soir, m’allumeras un cierge. Je viendrai de ma montagne, en robe blanche m’asseoir sur ton bord de lit et caresser tes cheveux grisonnants. Tu me raconteras l’histoire de ces deux amants qui se sont rencontrés dans le virtuel et qui se sont aimés tendrement sans se rencontrer. Tu seras mon Roi car tu as fait de moi ta Reine dont la couronne est tes mots d’amour tressés au fil des jours.

Si le destin est clément, nous traverserons, main dans la main, le fleuve de la vie ; nous serons , enfin, réunis et vivrons ensemble, éternellement. Nulle frontière ne nous séparera désormais. Nous nous aimerons librement….
Nous serons les Amants du siècle.

MA CHAMBRE BLEUE



La nostalgie de mon enfance Ma chambre bleue était la chambre de mon enfance, de mon adolescence. Dans cet univers féerique, je rêvais de surface bleue, de l’homme de ma vie, de mes joies et d’un monde paisible, où les êtres humains se côtoient et vivent sereinement.
Hélas, ce n’était que chimère et mirage…
Notre monde d’aujourd’hui est régi par la violence, la guerre, la répression. La loi du plus fort règne. On oublie que les Hommes sont unis par la mort et que rien ne sert de dominer. Le riche et le pauvre méritent le même sort : la mort et l’ensevelissement.
Ces jours-ci, je découvre des hommes voraces, affamés de chair fraiche. Ils vampirisent les murs en quête d’assouvir leur faim de sang féminin.
Soulevez-vous, femmes assujetties, victimes de ce marasme, de ces hommes avides. Refrénez-vos pulsations, vous les quelques centaines de femmes qui avez osé braver les tabous en vous laissant aller à ce jeu virtuel. Oui, femmes, je vous accuse d’entrainer les hommes dans ce jeu, de les pousser à considérer vos semblables comme vous, des proies faciles et accessibles à leurs désirs solitaires.

lundi 20 décembre 2010

L'HIVER DE MA VIE



Pareille à une forêt lacérée sous le fouet de la tempête,

Ma vie est en déroute.



Eperdue, tels les nuages d’hiver,

J’avance dans le ciel sombre de mon existence.

Le froid de la solitude m’envahit

Son lourd regard pèse,

Son gémissement souffle en rafales brusques

Ses ténèbres cachent la Lumière du salut, de la rédemption.

L’innommable, l’indescriptible

S’avance vers moi et,

Ce monstre travesti s’agrippe à mon corps,

Prêt à le happer.

Le repousser ?

Je n’en ai guère la force.

Je chausserai les bottes de sept lieues et

D’un bond sortirai de ce bourbier,

Avancerai dans le tunnel obscur

Vers la Lumière scintillante…

mercredi 17 novembre 2010

CE N'EST QU'UN AU REVOIR, MES AMIS VIRTUELS


Ce n’est qu’un au revoir, mes amis



Je vis dans deux mondes différents : le monde virtuel, mon nouvel Univers, dans lequel je me mets à nue, je me dévoile et ne porte pas de masque pour sauver les apparences. Oui, je suis réellement Eternel Féminin. Je suis Moi, dans mon entité, en toute pureté, sans aucun artifice, nue comme un ver.

Ce monde virtuel me fascine, m’ensorcelle ; il fait partie de mon quotidien, de mes joies et de mes peines, de mes humeurs.

Ce monde virtuel empiète sur ma réalité au point que j’oublie qui je suis. Je me suis laissé aller aux illusions, aux promesses dérisoires, aux attentes fiévreuses. Je me suis liée d’amitié avec des personnes extraordinaires.

Je suis tombée sous le charme de la plume d’un Mirage Téméraire, j’ai connu Illusions que j’ai aimée…Mouette a sillonné mon ciel…Mus a fleuri mon mur…Jel a transformé mes humeurs selon ses modes quotidiens, mon cœur a battu d’amour pur et sincère pour une personne qui m’a appris à rester Zen et calme, malgré tout. J’ai été insultée, blessée par des femmes jalouses….

Cependant, ce monde virtuel m’a leurrée. Il a provoqué des querelles conjugales, a envahi mon monde familial, m’a éloigné de mon travail, de mes filles…et surtout, il m’a leurrée, encore et encore….

Je prends donc la décision de mettre un terme à tout. Je me retire, juste le moment de prendre du recul. Ceux qui m’aiment savent ou me trouver. Je me désiste… je veux redevenir celle qui n’a pas été leurrée par RA, le soleil de la vie…

A bientôt, mes chers amis…

Je quitte le cœur en larmes…

A un de ces jours…

Je dois recoller les débris de ma vie…

Essayer de sauver mon ménage…

Vivre dans ma réalité…dans le monde réel ou je dois cacher mes fantasmes, voiler ma souffrance, sauver les apparences et faire partie de ces gens parfaits que rien n’ébranlent.

mercredi 3 novembre 2010

RESTONS AMANTS


Restons amants

Nos rencontres clandestines auront un goût osé

Restons amants,

Je te transporterai sur les ailes de la passion

Nous volerons au gré de nos caresses

Tu butineras mon nectar

Te saouleras de mes étreintes



Restons amants

Encore cette nuit

Et d’autres nuits encore

Tu vogueras sur les ondes du désir

Baigneras dans les flots de mon corps

Te noieras dans mon liquide sucré.



Restons amants

Restons enlacés

A la recherche de nos fantasmes

Assouvissons nos fougues

Restons amants

Croquons la pomme du péché

Défions les tabous



Restons amants

Je serai ta tentation

Ton fruit défendu

Ton serpent tentateur

Ton ange diabolique

Ton diable angélique

Je serai le dragon crachant du feu

Le feu de la passion, du désir



Restons amants….

Tu ne le regretteras pas.

LA MER




La mer inlassablement
Couvre de son écume
Mon corps transi par l’amour.

La mer admirablement
Me fait l’amour,
Et de son eau si douce
Me berce vers les horizons lointains.

O vagues si pures !
Pénétrez mon âme si lasse, si tourmentée !
Transportez mon désespoir vers les voûtes lointaines
Où je pourrais enfin retrouver ma joie.
Enfoncez-moi dans ces profondeurs bleues
Où je vivrais dans un monde vaste.

La mer doucement
Emporte mon corps vers le paradis,
Vers la liberté et la pureté.

La mer tendrement
M’enlace de ses longues ondes
Me libère des supplices tant endurés
Depuis des années.

Ô mer, ne me laisse plus amarrer
Transporte-moi loin, très loin
Dans tes plis si profonds.
Laisse-moi rejoindre mon bien-aimé
Laisse-moi l’aimer de tout mon cœur.

Le 5-5-1986

lundi 25 octobre 2010

POUR TOI MON MIRAGE




Pour toi, mon Mirage, pour percer ta témérité,
Je serai Eternel afin d'assouvir tes désirs,

Je me ferai Féminin pour t'inviter dans mon alcôve
J'Enlèverai mon Litham, je serai Libre comme un Yearling

Tu goûteras à ma chair,
Tu croqueras mes rondeurs.

Je sentirai la texture de tes lèvres gourmandes
Sur ma peau basanée

Je viendrai vers toi, telle une tigresse,
Nue sous mes habits,

Tu me marqueras de ton sceau viril,
Je serai à toi...

Je sentirai tes lèvres suaves sur mon cou
Et je pencherai la tête à droite

Pour mieux te retenir le plus longtemps possible
Contre mon cœur, contre ma peau....